mercredi 23 juin 2010

Revolutionary Road



Revolutionary Road (en VF, La fenêtre panoramique) est le premier roman de Richard Yates, écrit et publié dans les années 60. L'intrigue se passe dans les années 50 aux Etats-Unis, période considérée comme l'âge d'or des Etats-Unis, l'époque de la jeunesse dorée américaine... Ca doit bien vous rappeller des films tels que Grease ou des séries comme Happy Days où tout le monde est heureux, les gens boivent du coca et mangent des hamburgers, l'âge d'or de la consommation et des cadillacs aux couleurs flashy... Aujourd'hui les américains repensent à cette époque avec nostalgie...

Oubliez tout ça! Oubliez tous vos clichés et idées reçues sur l'Amérique des années 50!

En effet, le portrait de l'Amérique brossé par Yates est très sombre! Dans ce roman, nous avons affaire un couple modèle, les Wheelers. Malheureusement, ce n'est le "nice happy couple" des films typiques des années 50. Le couple se déchire et se dispute à longueur de temps même si pour leur entourage, ils restent le couple modèle à envier absolument. Nos protagonistes, April et Frank ont toujours crus qu'ils seraient différents des autres américains moyens de banlieue. Le fait est qu'ils ne le sont pas tant que ça et qu'ils rentrent parfaitement dans le moule du banlieusard moyen... Pour sauver son couple et pour fuir la vie ennuyeuse de banlieue, April propose à son mari de partir vivre à Paris mais les choses ne sont pas aussi faciles.

Le roman est bien écrit et très bien construit. Le bouquin est agréable à lire, on le lit très vite. Il est parfait et excellent! Les personnages sont bien construits, on les sent prisonniers de leur situation, ils sont complètement dans une impasse. L'auteur joue sur les différénts points de vue des personnages. D'ailleurs, la plupart des évènements sont vécus à travers Frank Wheeler. De plus, l'auteur développe très bien aussi les personnages secondaires comme Shep Campbell (le voisin secrètement amoureux de April) ou Mrs Givings (l'agent immobilier pathétique et niaise à souhait)... Les personnages sont frustés car malgré le confort de cette société américaine prospère, ils n'arrivent pas à assouvir leurs désirs et à être heureux. Leur bonheur n'est qu'apparent et ne tient qu'à un fil. Leur vie n'est qu'une coquille vide.

Le roman a été adapté par Sam Mendes (Les Noces rebelles). Le film reste très fidèle au livre, bien sûr, on n'a pas tout le roman mais le film est très bien joué et les personnages sont bien interprétés. La musique du film est très sympathique.

Note (pour le livre): 5/5
Note (pour le film): 5/5

jeudi 3 juin 2010

L'assassin royal, Robin Hobb



Ma dernière lecture en date que j'ai découvert grâce à Geovie et Nico (Merci à vous deux!)!


L'assassin royal est un livre d'héroic-fantasy se déroulant dans un univers européen médiéval. Le premier tome est L'apprenti assassin. On y suit les aventures de FitzChevalerie dans les Six-Duchés (le royaume dans lequel se déroule l'action). Notre héros est le fils illégitime du prince héritier Chevalerie qui doit abdiquer lorsqu'on découvre l'existence du jeune garçon. Fitz (diminutif de FitzChevalerie) n'a que 6 ans lorsque l'intrigue débute. On le confie à Burrich, le maître d'écurie, il doit grandir sans père dans la cour du roi Subtil qui n'est pas sans danger. Le roi Subtil s'arrange pour que le garçon lui doive allégeance et pour que celui-ci reçoive une formation d'assassin. En effet, Fitz devient une arme du pouvoir royal dans un monde où la paix est menacée par les attaques des Pirates Rouges.


Le livre est globalement pas mal. On a envie de lire les autres tomes et de connaître les aventures de Fitz. Il est agréable à lire, l'écriture n'est pas trop ardue, c'est un roman abordable pour les adolescents et je pense que même les plus réticents aimeront ce genre de lecture. L'intrigue est vraiment intéressante et bien construite, je n'ai pas lu les autres tomes mais on a envie de lire la suite. On suit le héros durant son enfance et son adolescence, on s'attache très vite à celui-ci mais aussi aux autres personnages. Il y a beaucoup de personnages secondaires très variés et très différents. L'auteur sait maintenir le suspense tout au long du roman. D'ailleurs, il se clôture par la fin de la première mission de Fitz.


Par contre, le début est très long! On doit attendre l'arrivée de Umbre Tombétoile, le professeur et formateur de Fitz pour que l'histoire devienne vraiment intéressante et pour que l'intrigue avance. A la fin du roman, le lecteur reste sur sa faim car le premier tome se termine au mauvais moment! La fin est ouverte, on ne sait pas du tout ce qui va se passer pour le héros à son retour au château alors que l'intrigue devient vraiment intéressante. Le problème de ce livre est que plus on avance, plus on a envie de connaître la suite, la fin est très abrupte.

J'ai appris qu'une BD adaptée du roman existe et qu'on peut facilement la trouver dans toutes les librairies. Je me demande ce qu'elle vaut, je serais bien tentée de l'acheter.

Note globale: 4.5/5

Pastelaria Belém: un petit bout de Portugal en plein coeur de Paris

En ce moment, les gens ont envie de se faire plaisir, il faut beau et ils se ruent les glaces. Je ne suis pas très fan des glaces mais en allant sur rue Batignolles, j'ai eu envie d'aller à la Pastelaria Belém. "Pastelaria" signifie pâtisserie en portugais, il y en a une tout juste à côté du métro Rome (ligne 2, Paris 17ème) dans la rue Boursault après la caserne des pompiers...

Cette petite pâtisserie respire le Portugal, il ne manquerait plus que la mer et les mouettes. Le décor reste très simple avec des azulejos et de charmantes petites tables. On y entre, le serveur est aimable, on y parle le portugais mais aussi le français. On retrouve l'ambiance des vieilles pâtisseries et des salons de thé des rues du Vieux Porto. Il ne manquerait plus que les pâtisseries soient exposées dans les vitrines (oui au Portugal, on expose les pâtisseries dans les vitrines) et là, on ne serait plus à Paris.

On peut boire du thé, diverses boissons portugaises, différents cafés, un "carioca". Le café est préparé comme là-bas et vient de là-bas. Je n'avais jamais réussi à décrire son goût particulier jusqu'à maintenant mais comme le dit Géraldine: "Il est doux mais il a aussi du caractère." (Merci Géraldine!) D'ailleurs, je n'ai jamais trouvé un café avec une telle saveur en France.

Il y a aussi toutes sortes de pâtisseries et spécialités de là-bas qu'on ne trouve pas facilement ici. En général, on les trouve dans les marchés mais la plupart des pâtisseries sont importées, surgelées et réchauffées pour être vendue. Dans cette pâtisserie, c'est du fait maison, on le sent par le goût et la texture de la crème. Je sais de quoi je parle, je fais moi-même des pâtisseries portugaises à la maison et je vois bien la différence. Elles sont préparées le jour même. De plus, on peut y acheter aussi du pain portugais. Les prix sont très raisonnables.

D'ailleurs, cet endroit a beaucoup de succès, les femmes y viennent papoter, les hommes boire leur café, lire le journal et faire une pause durant leur travail. C'est un endroit idéal si on veut papoter avec des copines autour d'une bonne tasse de café et d'une sucrerie. Ce n'est pas un établissement chic comme beaucoup de salons de thé à Paris. C'est un endroit simple et convivial.

Malheureusement, j'ai oublié de prendre des photos des pâtisseries, j'en avais acheté et pris à emporter pour toute la famille, on a tout mangé... Désolée! Nous sommes de vrais carnivores!

Le hachis parmentier

Le hachis parmentier est un plat traditionnel et simple à préparer mais ce n'est pas une spécificité culinaire française. A l'origine, ce plat est préparé avec des restes de pot-au-feu, un plat que l'on retrouve un peu partout en Europe avec des variantes régionales. Pour le hachis, on retrouve ces variantes.

Par exemple au Portugal, on l'appelle "empadao" (avec un tilde sur le "a") et on y rajoute du saucisson régional portugais qui a cuit dans le pot-au-feu. Bien sûr, ce saucisson n'a strictement rien à voir avec les saucissons français, n'allez pas vous imaginer un morceau de rosette dans le pot-au-feu...

En Grande-Bretagne, on l'appelle Cottage Pie (ou Sherperd's Pie, si on utilise de la viande d'agneau pour la hachis au lieu de la viande de boeuf). On y ajoute en général de la Worcester sauce, du thym séché et bien d'autres ingrédients.

Pour faire un hachis parmentier pour 6 personnes, il vous faut:

1kg de pommes de terre
25 cl de crème fraîche (je préfère la semi-épaisse, elle rend la purée plus onctueuse)
50g de beurre
sel
poivre
noix de muscade
100g de gruyère ou emmental râpé
500 g de viande de boeuf (jumeau ou macreuse à pot-au-feu de préférence, c'est bien meilleur que la viande hachée et plus authentique)
1 échalote
persil
2 oeufs

Si votre viande n'a pas servi pour un pot-au-feu, faire cuire la viande dans une cocotte-minute durant une vingtaine de minutes. Éplucher les pommes de terre, les faire cuire dans de l'eau salée. Entre-temps, émincer l'échalote et ciseler le persil (ou plus simple, si vous avez un mixeur, les mixer séparément), réserver dans une assiette. Quand la viande est cuite, la découper et la hacher dans un mixeur. Verser dans un saladier, saler, poivrer et mélanger le persil et les échalotes à la viande. Ajouter les 2 oeufs entier afin de bien lier le mélange.

Quand les pommes de terres sont cuites, les passer dans le moulin à légumes, verser la crème fraîche petit à petit tout en remuant, ajouter la muscade et saler si nécessaire. Enfin, ajouter le beurre et mélanger.

Dans un plat à gratin, disposer la viande puis la purée. Parsemer de fromage râpé.

Passer au four pendant 10 min (th 7, préchauffé) et 2 min au grill.

Servir bien chaud.